L'Égypte n'est pas vraiment un pays gastronomique. Étant un pays plutôt pauvre, les plats les plus courants sont peu chers, bien bourratifs et rarement d'une grande virtuosité. Prenons le koshari comme exemple. Mélangez tous les féculents que vous connaissez : pâtes, riz, lentilles, pois chiches ; puis assaisonnez le tout avec des oignons frits et de la sauce piquante. Vous voilà avec un plat pas trop dur à réaliser, pas vraiment cher, et qui cale le ventre pour toute la journée. Mais dont le seuil de résistance ne dépasse pas une semaine pour le non-initié. Ainsi, ne pensez pas trouver de tajines ou autres ragouts : même si l'Égypte n'est pas végétarienne par envie, elle ne consomme pas beaucoup de viande. En tant que pôle historique régional, on trouve également des spécialités de l'étranger comme les shawarmas, les kebabs ou les mezzes libanais. Mais ceux-ci ne représentent qu'une petite part de l'alimentation à côté des fouls et autres taameyas.

L'Égypte est connue pour être « le pays des chats », du moins à l'époque pharaonique. En tant que gigantesque ville, on pouvait penser que Le Caire était infestée d'animaux errants comme cela peut être le cas à Casa ou même dans certains quartiers parisiens. Et bien, je n'ai du voir pour l'instant que dizaine de chiens dans toute la ville. Allongés dans les rares coins d'ombres des rues, ils halètent sous le soleil de plomb toute la journée. Pas vu un seul chat non plus depuis que je suis là. Peut-être ont-ils disparus en même temps que la civilisation antique. Par contre, il m'est arrivé plusieurs fois de croiser des chauves-souris. Ce qui -on m'a assuré- est parfaitement normal. Si vous le dites. Néanmoins, dorment-elles dans des caves comme l'imagine mon subconscient ?

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Avec près de vingt millions d'habitants, Le Caire est une ville où tout le monde s'entasse les uns sur les autres pour vivre. Les immeubles sont plutôt hauts, bien loin des petits bâtiments de Casa. Avec une base minimum d'une dizaine d'étage, on se rend compte de cette caractéristique lorsqu'on regarde la vue que l'on a depuis le balcon des appartements. La ville s'étend à perte de vue, et la nuit, les panneaux publicitaires clignotent de tous les côtés, rivalisant de taille sur les toits en terrasses des immeubles. La vue est belle, c'est celle d'une métropole gigantesque, gargantuesque, dont les quartiers tentaculaires concentrent des milliers de riverains. Qu'il soit 10h ou 23h, les rues sont bondées et animées, les voitures ne quittent jamais la chaussée, et les épiceries continuent à vendre leurs denrées. La vue du Caire la nuit est un spectacle hypnotisant pour le néophyte.