03 décembre 2011
Pause
Bon, j'ai plus le temps. J'ai plus envie. J'ai plus d'idées aussi. Elles reviendront, j'en suis sûr, mais en leur temps. D'ici là, et bien, le blog est en pause. Indéfinie. Aujourd'hui, à l'heure où j'écris ces lignes, vous êtes 8326 à être venus, à avoir regardé 13335 pages. Je vous en remercie infiniment, en espérant vous revoir bientôt. Après 162 billets, je tire ma révérence, mais vous pouvez toujours aller faire un tour sur Destination Rock pour plus de lectures...
So long, my friend !
25 octobre 2011
La BO de ma vie (14)
On reprend les bonnes habitudes avec un nouveau volet de la BO de ma vie, orienté aujourd'hui spécifiquement sur les séries télévisées et leurs génériques.
The Wire est reconnue comme une des meilleures séries n'ayant jamais existé, et à juste titre. Avec une qualité d'écriture phénoménale et des personnages tous plus cultes les uns que les autres, la série a marqué le paysage audiovisuel télévisé. Mais ce qui nous intéresse ici, c'est son générique. Articulé durant cinq saisons autour de la même chanson, "Way Down in the Hole", celui-ci est à chaque fois un petit chef-d'œuvre. Interprété de cinq façons différentes, et toujours avec talent, ces génériques sont de petits court-métrages révélant la tonalité principale de chaque saison : le deal pour la saison 1, les docks pour la 2, la politique pour la 3, l'éducation pour la 4 et enfin, le journalisme pour la dernière saison. Différents génériques et différentes périodes de ma vie. J'ai commencé cette série il y a quelques années et l'ait fini cette été, en Égypte. J'avais l'impression de tourner une page dans ma vie. Il y a un avant et un après The Wire dans le domaine de la série, et d'un point de vue artistique tout court. Pour ce billet, j'ai choisi le générique de la saison 1, mais tous les autres méritent le détour.
Toujours cette été, une découverte fantastique avec l'adaptation en série de la saga A song of Ice and Fire de G. R. R. Martin, et sa première saison : Game of Thrones. Une grande claque audiovisuel et un générique épique qui donne des frissons. Des frissons j'en avais bien besoin et je me plaisais à imaginer les personnages dans leur Nord, tandis que j'étais moi au beau milieu de la canicule cairote. Avec mes colocataires on se blottissaient dans la seule chambre où la climatisation fonctionnait et on se délecter des aventures de la famille Stark tout en nous rafraichissant. Avec seulement dix épisodes, cette première saison est vite passée, mais elle nous a décisivement marqué, et le thème principal du générique n'y est pas pour rien.
Fin d'été, et retour à Paris. Retour à la grisaille et à la ville. Et nouvelle série, anglaise cette fois-ci : Luther. Avec un générique également plus froid, plus urbain, plus violent, comme la rentrée. Cette chanson de Massive Attack reflète bien mes sentiments après un été de voyageur. Ce générique assez sombre correspond aux nuages qui s'amoncèlent sur le ciel d'un été radieux. Comme le personnage d'Idriss Elba, je me sens un peu en décalage avec le reste des gens. Et c'est dur de reprendre le métro quand on se dit qu'il y a moins d'un mois, on était dans le métro d'un autre pays. À l'instar du protagoniste, on a un peu envie de se comporter en sauvage, ne se sentant pas vraiment à notre place.
16 octobre 2011
Work in progress
Juste un tout petit tiny billet de rien du tout pour combler le grand vide qui s'est saisi du blog depuis un moment déjà. En ce moment je n'ai pas le temps, pas l'envie, pas l'idée pour écrire. Mais ça ne veut pas dire que le blog est arrêté, c'est un stand by indéfini. Il me reste quelques fonds de carnet qui pourrait servir mais je veux du neuf, ni des ressucés de thèmes déjà multi-exploités, ni des collages d'articles écrits ailleurs. Donc, bientôt, vous aurez de quoi lire, mais pas tout de suite, je m'en excuse encore. Sur ce, peace out !
12 septembre 2011
Déclaration d'amour au 14e
Ça y est c'est la rentrée sur Un billet par jour. Après des vacances bien remplies, retour en France et retour en cours. Bientôt de nouveaux billets, quand l'inspiration se fera.
De retour à Paris, dans mon nouveau chez-moi, Meudon dans le 92. Flashback : j'étais parisien avant et j'habitais dans le 14e et j'adorais ça. J'aimais vraiment ce quartier car il est à l'opposée des immeubles ensuqués du quartier latin, de la rive droite, ou de l'aspect 80's mal dégrossis d'un certain Paris. Le 14e, mon 14e arrondissement, s'étend de Denfert à Porte d'Orléans, de la rue Raymond Losserand aux bâtiments de l'hôpital Sainte Anne. C'est un petit ilot, semble-t-il hors du temps. Apparemment il était prévu il y a quelques décennies de tout faire péter de transformer le quartier en grands ensembles d'immeubles identiques. Mais finalement non. Les riverains s'y sont opposés et ont pu sauvegarder leurs maisons, leurs rues piétonnes, leurs impasses, leurs petites masures sans étage, leurs petits squares. Il subsiste ainsi un quasi-village avec sa place, son jardin et ses bicoques.
Bordé par des petites rues où grimpe le lierre, ce petit village s'anime le dimanche. Lorsqu'il fait beau et que l'on se promène rue Daguerre et dans ses environs, on peut errer dans les différents marchés et brocantes devant la mairie, se prélasser dans le square de la rue du Moulin vert, s'allonger dans l'herbe entre les SDF et les nouveaux-nés. Ce 14e, mon 14e à moi, c'est une sorte de rencontre entre l'univers de Mon Oncle et celui d'Amélie Poulain. Les squares sont pleins, les enfants courent partout, tout le monde semble heureux et le soleil fait briller les différentes teintes de vert du gazon et des arbres. L'architecture particulière du pâté de maison en fait un endroit très agréable à vivre. Vivant, chaleureux, divers, tout y est à portée de main ou de pied. On aurait presque pas besoin d'en sortir. Pourquoi aller suer sur les grands boulevards, trainer au Champs, se ruiner à Châtelet ou flâner à Bastille : on trouve de tout dans une distance d'un kilomètre.
On pourrait passer des jours à trouver tous les détails qui en font un quartier si spécifique. Telle porte. Telle maison. Tel square. Telle allée. La lumière que fait le soleil de fin d'après-midi à travers les feuilles des arbres de l'avenue du Maine. Le reflet des rayons du soleil sur les boules de pétanque de la place. La fraicheur des bosquets des squares. La poussière sur les guitares du vieux magasin de musique. L'agitation de la Porte d'Orléans à l'heure du rush de 19h. L'anonymat d'une impasse oubliée. Les mini-squares qui s'étendent en longueur entre deux rues, à l'ombre des immeubles. J'aime ce 14e, et c'était mon quartier.
31 juillet 2011
Carnet d'Égypte (8)
Le musée égyptien du Caire est un sacré bordel. Quand on rentre dans ce grand bâtiment, on est immédiatement assailli par l'esprit mégalithique des civilisations égyptiennes antiques. De toute part se dressent des pans de mur, de gigantesques sarcophages de pierre, des statues de plusieurs mètres de haut, etc. Ce joyeux foutoir ne rend pas pour autant désagréable la visite. Bien au contraire ! On sent précisément que l'on visite les vestiges d'une civilisation riche et étendue. Évoluer au milieu de tous ces artefacts ne rend que plus vivant la remontée dans le temps. En revanche, la multitude de touristes dérange un peu plus. Il reste étonnant de rencontrer un car de Russes en mini-micro-short dans un pays musulman. Les dos nus et les talons aiguilles sont également déconcertant. En outre, lorsque l'on a le malheur de se trouver sur place lorsque les cars déversent leur flux, il devient rapidement difficile de voir les objets du musée, obscurcis par une trentaine d'espagnols ou de japonais.
La place Tahrir, symbole de l'actuel révolution, a été de nouveau occupé dès ma première semaine en Égypte. Outre l'occupation quotidienne, le vendredi se transforme en grand messe, avec tous les partis et mouvements de la révolution se donnant rendez-vous pour réaffirmer haut et fort leurs objectifs. Si en semaine, quelques centaines de personnes sont présentes, le vendredi c'est plusieurs centaines de milliers de personnes qui passent par Tahrir. Les commerçants ont bien compris le filon et un véritable marketing de la révolution s'est dès lors mis en place. Ne repartez pas de votre promenade hebdomadaire sur la place sans la casquette officielle de la révolution ! De même, les innombrables t-shirts aux slogans tous plus revendicatifs vous permettent d'afficher vos convictions partout ! Avez-vous tous les pins ? Des Frères musulmans, au drapeau égyptien, en passant par des têtes de sphinx... Les autocollants, les drapeaux, les pancartes : tout se monnaye pour devenir un révolutionnaire-né !


