Au Caire, il fait vraiment chaud. Le temps est lourd et le soleil brille. Il y a rarement des nuages, et encore moins de la pluie. Pourtant, il y a des flaques partout dans la ville, et il n'est pas rare qu'on se prenne des gouttes en marchant. Pourquoi donc ? A cause du nombre de condensateur d'air accrochés aux murs des immeubles. Où qu'on aille, il y a de la clim'. Qui marche plus ou moins bien, mais ceci est une autre histoire. Devant un immeuble, on peut en compter plus d'une vingtaine arrimés aux façades. Et cela se traduit par des gouttes d'eau qui tombe sur le trottoir, alimentant ainsi d'innombrables flaques qui parsèment la ville. Et c'est bien le truc qui m'énerve le plus au Caire. Le fait de marcher et de se faire asperger par des gouttes tous les trois mètres, de devoir sauter par dessus ces flaques. On comprend pourquoi personne ne marche sur les trottoirs ! Entre les ordures et ces dernières, celles-ci se mélangeant parfois aux tas de déchets, faisant fermenter ces décharges à ciel ouvert plus rapidement.

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Prendre le métro n'est pas quelque chose de facile ni de particulièrement agréable au Caire. Il réunit à la fois les cauchemars de l'agoraphobe et du claustrophobe : un wagon exigu où s'entasse plus de cent personnes. A l'heure de pointe (qui semble être continue), prendre le métro est assez horrible. Dès que les portes s'ouvrent c'est un véritable affrontement qui se met en place entre les gens qui descendent, qui parviennent tant bien que mal à s'extraire du wagon, et ceux qui veulent monter. Les premiers évacués, les seconds se ruent à l'intérieur de l'habitacle telle une mélée, au son des « Yalla chebab ! » des usagers qui poussent. À l'intérieur, il fait pratiquement 50° et on peut avoir la joie de sentir contre soi d'autres corps dégoulinant de sueur. Quand il s'agit de descendre, atteindre la porte n'est pas toujours chose aisée. Les usagers, habitués à la chose, se lancent alors dans une série de question à leurs voisins pour savoir si ceux-ci vont partir et si ils peuvent leur laisser la place pour bouger, dès le quai de la station apparaît aux fenêtres. Dès que les portes s'ouvrent, c'est une éructation : les passagers les plus proches des portes sont expulsés par le mouvement et se heurtent presque aux autres sur le quai, avides de trouver un espace à l'intérieur.

Mais il existe en Égypte des services introuvables ailleurs et que l'on apprécie dès la première fois. La culture de la livraison est une de ses caractéristiques auxquelles on accroche immédiatement. Il est ainsi possible de se faire livrer à domicile tout et n'importe quoi. Depuis la bouteille de lait de l'épicerie du coin, jusqu'à la blanquette de veau du restaurant français de l'autre côté de la ville, en passant par les hamburgers de MacDo, etc. Les livreurs sont partout dans les rues et vous ramènent tout et n'importe quoi pour peu que vous n'habitiez pas dans un coin paumé, et encore... Dès lors, on ne cuisine plus tant que ça, si tout est accessible sans sortir de chez soi. D'autant que ces services, dans un éclair de génie, ont été centralisés avec internet : en un clic, tout est à portée de main !