C'est fini désormais les chroniques du métro, place aux chroniques du bus !


Nouvelle année, nouvelles études et donc nouveau mode de transport. En effet, cette année, ayant abandonné mon habituel trajet de ces deux dernières années, j'ai du me choisir un nouvel itinéraire. Et pour se rendre à la Sorbonne, quand on veut éviter les changements, et bien il faut prendre le bus. Avec tout ce que cela implique de modifications, us et coutumes, et bizarreries comportementales...

Objectivement, c'est tout aussi absurde que le métro. Il s'agit de rentrer dans un réceptacle en ferraille qui bouge, dans le but de traverser la ville. Essayez de vous rendre compte de cette absurdité : mettez-vous debout contre la barre qui longe la fenêtre et essayez de faire abstraction du reste (passagers, odeurs, mouvements) pour vous concentrer sur votre position et ce que vous voyez. C'est comme si l'on glissait sur un tapis volant métallique entre les voitures.

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J'ai fait face alors à un nouveau mode de pensée, de nouvelles mœurs. Il y a tout d'abord beaucoup plus de monde que dans le métro. Comme si le fait d'être à l'extérieur oppressait moins qu'en souterrain alors on s'autorise le banc de sardine pour se déplacer. C'est comme si trois wagons décidaient de se retrouver dans un espace encore plus petit.

Car les bus ne roulent (presque) jamais. Paris est bien engorgé c'est connu, et à part dans de rares endroits (béni sois-tu Port Royal) les embouteillages n'aident pas les transports en commun. Comme il est connu que certains itinéraires sont souvent remplis, les bus viennent parfois par deux pour récupérer un maximum de monde -dans un minimum d'espace. Parfois les bus sont doublés et sont liés par un accordéon marrant où il est drôle de se tenir. C'est une sorte de planche de surf qui réagit au parcours.

Un changement notable avec le métro : le bus ne s'arrête pas toujours ! Il faut lui demander gentiment avec un petit bouton où des tonnes de doigts sont déjà passés. Ça me rappelle Casa où pour signifier la volonté de s'arrêter au chauffeur, il fallait taper contre l'armature métallique de la porte. Dans un bus, on se prend à rêver à ce que personne ne veuille jamais descendre et que personne ne soit à l'arrêt pour filer le plus vite possible chez soi.