Regarder le temps qui passe en classe fait que l'on trouve des idées de billets...


Quand vous passez le temps assis sur votre chaise, des heures et des heures durant, vous tournez invariablement la tête à la fenêtre et observez. Il y a quelques atmosphères bien reconnaissables et particulières qui se produisent alors. Pour ceux qui sont toujours en cours, cela vous rappellera peut-être l'atmosphère d'hier, tandis que pour ceux qui n'ont pas retrouvé les bancs de l'école depuis un bon moment, cela vous évoquera peut-être quelques souvenirs.

Lorsque l'été pointe le bout de son nez, on peut assister à ce genre d'après-midi. Cela consiste à voir le soleil décliner lentement par la fenêtre. Juste après le repas, il est encore haut dans le ciel et la salle de classe est vaguement illuminée, mais avec le temps, il descend et s'introduit insidieusement par les carreaux. Les rayons pénètrent dans la pièce et frappe sans prévenir un mur, un visage... La poussière en suspension devient alors visible et rêver connait une dimension plus agréable lorsqu'on baigne dans la lumière. Le point faible étant que l'on est plus rapidement repérable. On peut choisir de s'enfermer dans le noir et de tirer les rideaux mais n'est-ce pas plus chaleureux de voir la classe éclaboussée par l'orangée ? L'ambiance n'en devient que plus onirique et on sent que les vacances ne sont pas loin.

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A l'inverse, il y a ces matins d'hiver où il fait nuit jusqu'à dix heures et lorsque l'on arrive transi de froid dans la salle, les lumières sont allumées depuis déjà quelques heures. On se retrouve dans un bocal de lumière face à une obscurité envahissante qui frappe à la porte de tous les bâtiments. Malgré tout, cette atmosphère a du charme, particulièrement en été lorsqu'on se met à transpirer dès huit heures et demi et que l'on regrette le temps où les seules taches lumineuses que l'on voyait par la fenêtre était celles des lampadaires et des loupiotes qui tachetaient les environs de leurs lumières artificielles. Par le carreau, on ne voit pas grand chose si ce n'est l'apparition fantomatique de la grisaille révélée par le soleil qui remplace peu à peu l'obscurité et qui est prête à s'installer pour la journée.

Parfois cette grisaille est perturbée par quelques chutes de pluie ou de neige, cela dépend de là où vous vivez. Je croyais que Paris était connue pour sa pluie mais en fait non, il neige jusqu'en février... Bref, avec ce genre de tempête à l'extérieur, on serait presque content d'être enfermée en cours, près du chauffage ; la chaleur renforçant l'aspect cocon que peut revêtir une salle de classe le matin lorsqu'on n'est pas trop réveillé ce qui fait qu'on s'endort toujours peu après le début du cours. Sauf si on aime se mouiller. Ou faire le con dans la neige. Évidemment ce déchainement des éléments fait que l'on se détourne des cours pour observer à quel point la pluie tombe fort, ou la valse des flocons dans le vent.