Comme à chaque fin de semaine, vous voici avec un nouveau numéro de la BO de ma vie. Sixième épisode aujourd'hui. Ne commencez-vous pas à vous sentir un familier de mes pérégrinations ?


Je l'ai dit et répété, peut-être trop même, en arrivant en France, seul (ou presque), j'ai ressenti un choc. Mais ce sur quoi je n'ai pas assez insisté est que le fait de quitter sa famille et de vivre une vie d'adulte reste quand même une expérience géniale ! Vous découvrez soudainement que vous n'avez de comptes à rendre à personne, que vous pouvez découcher sans prévenir et sans risquer quoi que ce soit ; vous disposez de votre temps de la manière qui vous semble la meilleure... Le pied, quoi ! Pour illustrer mes propos, je vous soumets la chanson suivante. Outre que ces paroles correspondent quelque peu à ce que je viens de dire, elle est surtout liée à la BO d'un film que je suis allé voir en début de rentrée d'hypokhâgne, et qui s'est situé au plein milieu de cette période d'effervescence et de découverte. Je parle ici de Rock'n'Rolla, que j'étais allé voir à l'époque tard le soir, en semaine, et qui m'avait fait me rendre compte de la liberté de mouvement dont je commençais à disposer.

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Vous avez droit depuis le début de la série à pratiquement que des chansons rock/metal/punk. Ce sont les styles que j'ai beaucoup écouté ces dernières années. Mais en grandissant, j'ai découvert d'autres genres qui m'ont eux aussi influencé, notamment l'électro. Rien à voir avec ce que je viens de dire, mais le morceau qui suit est fortement relié à ces dernières vacances d'été. Pour la première fois, je vivais des vacances « d'adultes ». Mes parents nous avait laissé à mon frère et moi-même la maison, et la voiture. Et en quelque sorte, elle n'était qu'un prolongement de la liberté que j'avais commencé à expérimenter en France, délocalisée cette fois-ci à Casablanca. Cette chanson, qui fait partie de la BO du film Layer Cake (excellent au demeurant) a tourné en boucle, pratiquement tous les soirs, et reste l'hymne du farniente de l'année dernière.

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Vous êtes au courant de ma passion pour le batterie, mais comme vous vous en doutez, j'ai commencé en faisant n'importe quoi, et en étant incapable d'aligner deux rythmes. Après une année à essayer des trucs et des machins, j'ai accepté de prendre des cours. Mais j'ai eu la chance de disposer du meilleur professeur du monde, Adil Hanine, le batteur de Hoba Hoba Spirit, qui m'a initié à la magie du groove et du contre-temps. Non, sérieusement, ce dernier m'a été d'un grand secours et m'a appris à jouer véritablement. Et cela de la meilleure des manières, à mon goût : en étant la personne la plus cool du monde. Outre le fait de m'avoir « introduit » dans la scène musicale bidaouie, il m'a fait découvrir des chansons et m'a appris à les jouer. En voici un, qui ont constitué l'un des premiers premiers morceaux que j'ai réussi à jouer de ma vie. Et pour cela, il restera à jamais spécial à mes yeux...

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